Avenue du Colonel Meyère (devant la Maison de retraite publique La Vençoise).

Le square public se compose de senteurs méditerranéennes et d’essences du terroir Vençois. Avec  une table de jeu d’échec, ce square public offre un trait d’union entre la maison de retraite et les écoles et crèche du centre-ville. Un lieu d’échange et de rencontre entre les générations, propice au repos et au dialogue, un lieu de souvenir de Simone Veil.

Un hommage à Simone Veil

Cinq mois après son entrée au Panthéon, Simone Veil entre dans l’histoire et dans la mémoire de Vence. Le nom de Simone Veil est désormais associé au nouveau square public de l’ancien hôpital St-Jacques qui, au siècle dernier, accueillait les malheureux sans abris, les blessés d’accidents domestiques et agricoles du canton, qui dispensait une assistance médicale gratuite aux malades, vieillards et incurables des douze Communes voisines de Vence.

Dans cette ancienne Maison de Charité fondée par Monseigneur Surian, dès 1763, les Sœurs de Nevers y soignent les pauvres et luttent contre l’illettrisme en enseignant la lecture et le catéchisme aux enfants et aux jeunes filles. Le Docteur Benoist, médecin cantonal et ancien Maire de Vence y assure les soins des habitants, la vaccination des enfants, contribuant à l’énorme progrès social des familles. En 1905, après la séparation de l’Église et de l’État, les religieuses se voient retirer l’enseignement. En 1948, la gestion des lieux est confiée à des laïques. Les dernières religieuses quittent la Villa Bernadette en 1977. En 1982, l’établissement devient la Maison de retraite publique de Vence. Les travaux d’humanisation et de modernisation débutés en 2000 s’achèvent à l’été 2017 par la création d’un pôle gérontologique, d’un accueil de jour Alzheimer avec un hébergement temporaire pour épauler les aidants, les proches et les familles des malades. Une structure d’autant plus importante qu’en 2020, un français sur quatre de plus de 65 ans, sera touché par la maladie et que sur les 225.000 nouveaux cas recensés annuellement, seulement 50% des malades sont diagnostiqués.

Un square à la mémoire de Simone VEIL

En ce lieu de mémoire et d’éveil de la conscience, il est apparu légitime à la Municipalité de rendre un juste hommage à une personnalité française hors du commun, une femme exemplaire et courageuse. Une femme politique et Académicienne, membre du Conseil Constitutionnel, qui ne se trompa jamais de combat. Une ministre de la santé, une ministre d’État des affaires sociales engagée avec force pour l’émancipation des femmes, pour la dépénalisation de l’avortement, pour les droits de l’Homme et le respect humain. Une Présidente engagée pour l’avènement d’une Europe unie par la paix et la fraternité. Une magistrate exigeante qui consacra sa vie à la justice pour les plus faibles, les plus exposés, les plus humiliés. Une Présidente d’honneur de la Fondation pour la Shoah qui a œuvré contre le racisme et l’antisémitisme, contre l’oubli et pour la réconciliation. Dans son dernier livre, Simone Veil regretta de n’avoir pas accordé une plus large place à la Shoah en raison du resurgissement inquiétant de l’antisémitisme partout en Europe et ailleurs.

Née à Nice le 13 juillet 1927, Simone n’a que 16 ans et tout juste le bac en poche lorsqu’elle est arrêtée par la Gestapo le 30 mars 1944 à Nice lors d’un contrôle de rue, malgré son nom d’emprunt, Simone Jacquier. Elle est conduite à l’hôtel Excelsior qui sert de lieu de rassemblement des juifs avant leur départ vers l’Allemagne. Les autres membres de la famille Jacob, hébergés par des amis niçois, sont également arrêtés. Simone est envoyée au camp de Drancy tandis que son père et son frère partent vers la Lituanie d’où ils ne reviendront jamais. Simone, sa mère et l’une de ses sœurs quittent Drancy pour Auschwitz-Birkenau par le convoi n°71 où elles arrivent le 15 avril au soir. En Pologne, elle mesure jusqu’où l’antisémitisme peut conduire sous l’atrocité des bourreaux nazis.

Elle connait la face la plus hideuse de l’humanité, en vivant l’expérience si précoce et si radicale, de l’arbitraire et du Mal.

Parce que la mémoire est là pour que l’inconcevable ne se reproduise pas, c’est avec beaucoup d’émotion et de solennité qu’a été inauguré par le Maire de Vence* le square Simone Veil, un square public, arboré et paysagé, composé de senteurs méditerranéennes et d’essences du terroir Vençois, avec  une table de jeu d’échec. Un jardin trait d’union, entre la maison de retraite et les écoles et crèche du centre-ville. Un lieu d’échange et de rencontre entre les générations, propice au repos et au dialogue. Et désormais un lieu de souvenir de Simone Veil.

A l’instar de l’Europe et de la France qui ont témoigné et rendu hommage aux combats de Simone Veil, la Ville de Vence est très fière d’honorer la grandeur et la mémoire de celle qui mena les plus grands combats du 20ème siècle et prodigua à notre Nation des dons qui l’ont faite meilleure et plus belle.

 

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