JEUDI 24 OCTOBRE 2019, 17h au Musée de Vence

Sigolène Vinson (écrivain) & Stéphane Drillon (dessinateur)

A l’occasion de  la sortie nationale de l’ouvrage « Ce qu’on ne voit pas – Paris » (édition LE TRIPODE). Rencontre suivie d’une signature.

Un auteur littéraire : Sigolène Vinson & un artiste plasticien dessin contemporain : Stéphane Drillon.

A l’initiative du Musée de Vence, ces deux artistes sont accueillis en résidence durant l’année scolaire 2019-2020, pour un projet innovant de création et de transmission en partenariat avec la Médiathèque Elise et Célestin Freinet, le Pôle Education Réussite et Avenir de la Ville, la DRAC PACA, l’Éducation Nationale et les acteurs Vençois.

 

OBJET DE LA RESIDENCE

L’objectif est à la fois de susciter la création d’œuvres originales réalisées à Vence et de favoriser auprès du plus grand nombre de groupes (enfants, jeunes, adultes) une sensibilisation à l’écriture et au dessin contemporain, en suscitant la rencontre avec les artistes.

Sigolène Vinson & Stéphane Drillon seront présents à Vence pendant 12 semaines non consécutives, d’octobre 2019 à mai 2020. Pendant la durée de cette résidence, parallèlement à leur activité de création, les 2 artistes participent à des actions de sensibilisation artistique vers des publics variés : classes des écoles, Toreille, Chagall, St-Michel, le Suve, du collège de la Sine, du Lycée Matisse, groupes liés à la Direction de la Jeunesse et La coordination des Temps de loisirs 3-11 ans de la ville, de l’association ISI, du CMP (Centre Médico-Psychologique), de l’EHPAD La Vençoise, de la clinique des Cadrans solaires. Soit au total environ 400 enfants, jeunes, ou adultes. L’ensemble des productions réalisées dans le cadre de la résidence donneront lieu à des restitutions en mai 2020.

Les 2 artistes ont déjà auparavant été associés pour la création d’un livre, dont la sortie nationale a lieu le 24 octobre 2019. L’ouvrage «Ce qu’on ne voit pas – Paris» est exceptionnel, de par son processus de création : la rencontre de ces deux artistes, porté par Frédéric Martin, directeur de la maison d’édition Le Tripode, a permis de mettre à jour une complicité créative entre deux artistes, l’une écrivain et l’autre dessinateur. Chacun raconte une histoire, celle d’une situation avec comme point commun, l’ancrage dans un territoire. Ils ne se connaissaient pas au préalable et se sont  découverts dans et grâce à cet ouvrage, s’inspirant mutuellement du travail de l’autre.

Suite à cette première association, ils ont voulu poursuivre cette approche commune et ont concouru à l’appel à candidatures lancée par le Musée de Vence sur le thème « Vie réelle – vie rêvée». Ce thème coïncide autant avec leur démarche artistique qu’avec leurs besoins de s’imprégner d’un territoire pour créer. De cette rencontre initiale, les voilà embarqués dans une aventure Vençoise pour une année !

ŒUVRE COMMUNE Ce qu’on ne voit pas – Paris (édition LE TRIPODE)

Sigolène Vinson «J’ai toujours désiré, pour une fois au moins, associer mon travail à celui d’un plasticien. Les éditions du Tripode m’ont permis d’écrire un texte, de format court, pour accompagner les dessins de Paris de Stéphane Drillon, sur “Ce qu’on ne voit pas”. Les immeubles dessinés par Stéphane sont tirés du sommeil dans lequel les personnes qui marchent trop vite ou le nez en l’air sont plongés. Là encore la frontière entre le réel et le rêve est ténue. L’un pourrait aussi bien être l’autre…».

Stéphane Drillon «Chaque bâtiment représenté est extrait de son contexte par la différence de traitement graphique entre le sujet et son entourage immédiat, qui est simplement esquissé au crayon sur un fond clair uniforme. Ainsi sont mis en exergue des immeubles devant lesquels on passe sans y prêter, à l’ordinaire, particulièrement attention. Cette série de dessins invite le spectateur à considérer son environnement avec un oeil neuf».

QUI SONT ILS ?
Sigolène Vinson :

« Chacun de mes romans explore des territoires. Courir après les ombres (Plon) se déroule à la Corne de l’Afrique, Le Caillou (le Tripode) en Corse, Les jouisseurs (l’Observatoire) au Maroc, Maritima (l’Observatoire) à Martigues. Et parce qu’ils décrivent des paysages, ils croulent sous les images. Par mon écriture, j’essaie de me rapprocher de la peinture ou de la photographie. Mais en y ajoutant beaucoup d’odeurs. Et parfois, de la matière. Le Caillou a été écrit alors que j’étais auditrice libre à l’École du Louvre. Je suivais des travaux dirigés devant les œuvres, notamment en sculpture. Et j’ai donc voulu écrire ce texte comme si je sculptais la matière, marbre ou granit, m’engager physiquement, tenir les chasses et les ciseaux.

« Au-delà de la matière et du monde matériel, mes romans s’intéressent aux gens, à nous, êtres humains, à nos complexités, à nos quotidiens, à nos envies “ d’autre chose ”. Et par nos envies “ d’autre chose ”, le fantastique souvent s’invite dans le réel, donnant aux histoires que je raconte des allures de fable. Tout se passe comme dans un songe mais avec des codes parfois très réalistes. Et quand cela devient trop réaliste ou naturaliste, le “ sur ” surgit, le surréalisme ou l’absurde, comme les mouvements et les formes projetés par une lampe à huile.

Stéphane Drillon

Il s’agit une série d’œuvres figuratives créées en numérique sur une thématique architecturale. Réalisées sur iPad pour le dessin au trait et sur Photoshop pour la peinture numérique et la composition, elles sont destinées à des tirages d’art sur papier en 5 exemplaires numérotés et signés.

Chaque bâtiment représenté est extrait de son contexte par la différence de traitement graphique entre le sujet et son entourage immédiat, qui est simplement esquissé au crayon sur un fond clair uniforme. Ainsi sont mis en exergue des immeubles devant lesquels on passe sans y prêter, à l’ordinaire, particulièrement attention. Cette série de dessins invite chacun à renouveler son regard.

Contact : Musée de Vence – 04 93 58 15 78

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