Conférences à 18h30, tous publics & gratuites.

Salle de l’Europe- Villa Alexandrine Place du Grand-Jardin.

Vence accueille les conférences scientifiques de l’association « Science
pour tous 06 » présentées par des chercheurs et enseignants-chercheurs du CNRS ou de l’Université de Nice, sur des sujets environnementaux et d’actualité. Ces rencontres permettent au public d’enrichir ses connaissances scientifiques en interaction avec des spécialistes dans divers domaines….

Programme des conférences scientifiques gratuites tout public par Mines ParisTech. www.cemef.mines-paristech.fr

Jeudi 13 février 2020, 18h30 : Patrick Navard

Directeur de recherche émérite au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et travaille à Sophia Antipolis dans le Centre de Mise en Forme des Matériaux (Mines ParisTech/CNRS). Il est ingénieur en Physique des Matériaux (INSA Lyon), possède un DEA de biologie appliquée de l’université de Lyon et est docteur ès sciences. C’est un spécialiste des polymères (matières plastiques) et plus précisément de leur structure et leur mise en forme. Il travaille sur les polymères issus de plantes depuis de nombreuses années. Il a coordonné pendant 20 ans le réseau de recherche européen sur les polysaccharides (polymères comme la cellulose ou l’amidon), animant le travail de 32 centres de recherche et dix entreprises de quatorze pays différents.

Des plastiques et des hommes : peut-on se passer des matières plastiques ?

La conférence « Des plastiques et des hommes ?» concernera les questions suivantes :Qu’est-ce que le plastique ? Quels sont les avantages et les risques des plastiques? Pourquoi met-on des additifs dans les plastiques et quels en sont les dangers ? Pourquoi les plastiques polluent les océans (« continents de plastiques ») ? Qu’est-ce-que les bioplastiques ? Sont-ils bons pour l’environnement ? Les plastiques à base de plantes sont-ils biodégradables ? Que peut-on faire, que doit-on faire pour diminuer les risques ?

Jeudi 5 mars 2020, 18h30 : Rudy Valette

Professeur à Mines ParisTech à Sophia Antipolis, au Centre de Mise en Forme des Matériaux (Mines ParisTech/CNRS). Il est ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan (aujourd’hui Paris-Saclay), professeur agrégé, et docteur de l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Paris. C’est un spécialiste de la rhéologie, c’est-à-dire de l’écoulement, des fluides complexes tels que les plastiques et polymères fondus, les pâtes, les milieux granulaire. Il s’intéresse en particulier à la description de leurs écoulements.

Sables et matériaux granulaires : des liquides ou des solides ?

Les matériaux granulaires sont des milieux a priori simples : ils sont constitués d’un grand nombre de grains eux-mêmes entourés par un fluide (liquide, gaz). Omniprésents dans notre quotidien (sable, sols, aliments, produits industriels, etc…), ils présentent un comportement en écoulement, c’est-à-dire une rhéologie, pouvant s’apparenter à celui d’un liquide, d’un solide, ou des deux à la fois ! Ceci explique pourquoi un château de sable ne s’effondre pas ou comment les Egyptiens transportaient d’énormes blocs de pierre dans le désert pour construire leurs pyramides. En illustrant ces comportements grâce à des expériences simples et ludiques et quelques phénomènes inattendus, ces matériaux n’auront plus de secrets pour vous !

Jeudi 16 avril 2020, 18h30 : Olivier Alibard

Enseignant-chercheur à l’Institut de Physique de l’université Côte d’Azur (UCA/CNRS). Il a fait ses études au magistère de physique de l’université d’Orsay (Paris XI) puis a effectué une thèse sur les sources de photons uniques à l’université́ de Nice, suivi d’un post-doctorat sur les sources de paires de photons intriqués à l’université de Bristol (Angleterre). Actuellement, il travaille dans le domaine des technologies quantiques sur des solutions à base d’optique intégrée sur puce pour produire et manipuler des états quantiques avancés pour les communications quantiques.

Que nous réserve l’ordinateur quantique ?

La physique quantique est apparue au milieu du 20e siècle pour décrire le monde des atomes mais également les interactions lumière-matière. Les concepts contre-intuitifs qui en découlent laissent aujourd’hui encore des traces au travers d’image étonnantes, tel que le chat de Schrödinger qui serait vivant et mort à la fois.
Quelles applications pour cette théorie couronnée de succès ? Pourquoi la commission européenne a-t-elle décidé d’investir 1 milliard d’euro sur les applications liées aux technologies quantiques d’ici 2020 ?
L’ordinateur de demain sera-t-il quantique ? Nous verrons ce qu’apporte la physique quantique à la théorie de l’information et pourquoi les enjeux technologiques sont si importants.

Jeudi 14 mai 2020, 18h30 : Agnese Seminara

Directrice de Recherche au CNRS et travaille à l’Institut de Physique de Nice (université Côte d’Azur/CNRS). Elle a fait sa thèse en physique théorique et turbulence à l’Institut non linéaire à Sophia Antipolis. Puis elle est partie à l’université de Harvard et à l’Institut Pasteur pour se spécialiser en biologie. Depuis son retour, elle combine les aspects de turbulence et dynamique de fluides avec le comportement biologique. Elle s’occupe de navigation en turbulence chez des systèmes biologiques de complexité différentes, des souris aux champignons et aux poulpes.

Comment les champignons envahissent la terre ?

Les champignons sont parmi les pires menaces et en même temps les composants les plus fondamentaux de nombreux écosystèmes. Les champignons n’ont pas de pattes ou d’ailes pour la locomotion, mais ils se déplacent régulièrement même à travers les océans en dispersant leurs spores. La plupart des champignons utilisent des mécanismes de décharge spectaculaires pour accélérer les spores à des taux de 100 000 g, 100 000 fois plus importants que l’accélération gravitationnelle (un astronaute accélère au maximum à quelques g). Ces spores communiquent à travers une onde de compression qui lui permet d’une part de se coordonner pour partir toutes en même temps, et d’autre part d’imposer la coopération et d’éliminer les tricheurs. Les champignons contrôlent donc la décharge de leurs spores avec une très grande précision, mais une fois dans l’atmosphère, les spores suivent des trajectoires aléatoires, inconnues par les champignons. Que faire alors ? Nous étudions en ce moment les prévisions météo qu’un champignons peut faire pour essayer de libérer ses spores au moment le plus propice. Les réponses à ces questions vont améliorer notre capacité de prévision des invasions de pathogènes ainsi que la compréhension de la réponse biologique à l’incertitude.

Jeudi 18 juin 2020, 18h30 : Pierre Carrega

Professeur émérite de l’université Côte d’Azur dans l’unité de recherche ESPACE (CNRS/ universités Aix Marseille, Avignon et Côte d’Azur) et doyen honoraire de faculté. Géographe physicien de formation il s’est spécialisé en climatologie, particulièrement appliquée aux risques naturels ou anthropiques : incendies de forêts, précipitations extrêmes, pollution atmosphérique, climatologie urbaine et locale.

Une lecture intégrée des composantes des risques naturels : exemples des incendies de forêt et des inondations

Les risques naturels sont le résultat d’interactions de composantes habituellement découpées en aléa et vulnérabilité. L’aléa peut lui même être décomposé en « aléa » à proprement parler (un fort orage) et en « susceptibilité » (l’ensemble des éléments comme la topographie, la couverture végétale, la nature plus ou moins perméable du sol, etc., qui, en se combinant, vont donner lieu à des crues d’ampleur très différentes pour une même quantité de pluie. Dans cette optique l’aléa n’est donc pas la crue, mais la pluie qui engendré cette dernière. En fonction de la vulnérabilité, regroupant les enjeux (vies humaines, aménagements, richesses, etc.) mais aussi tous les moyens de lutte (à court ou long terme) le phénomène se traduira par des dégâts insignifiants ou par une véritable catastrophe. Cette démarche systémique est expliquée dans le cadre des inondations fluviatiles et dans celui des incendies de forêts.

Salle de l’Europe- Villa Alexandrine Place du Grand-Jardin.
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