Promotion « Dubuffet » DIPLÔME UNIVERSITAIRE «Histoire de l’Art & Archéologie» & MASTER 2 «Management de l’Art & de la Culture».

DÉPARTEMENT D’HISTOIRE, DIPLÔME UNIVERSITAIRE D’HISTOIRE DE L’ART ET D’ARCHÉOLOGIE
Directeur d’études : Jean-Baptiste PISANO

98 Boulevard Edouard Herriot BP 3209 – 06 357 NICE CEDEX 4
Secrétariat faculté: 04 93 37 56 55/54 45
Secrétariat Vence: 04.93.58.15.78
Secrétariat des Licences SHS : Bureau H 111Bis licence-shs-arts@unice.fr

Livret du DU.Histoire de l’Art & Archéologie Promotion 2018-2019

Il est vivement conseillé aux étudiants de contacter le secrétariat par ticket (GLPI) via l’ENT. SUITE A UNE NOUVELLE ORGANISATION DES SERVICES EN PORTAIL, LES ADRESSES MAIL RISQUERONT DE CHANGER EN COURS D’ANNÉE

Lætitia LEROUX  laetitia.leroux@unice.fr Tél. 04 93 37 54 45

Secrétariat VENCE secretariat-duhaa@ville-vence.fr Tél. 04 93 58 15 78

Heures d’ouverture au public : Du lundi au vendredi de 9h00 à 12h00 et de 13h30 à 16h15 – Fermé le mardi après-midi.

Les étudiants d’Histoire pourront acquérir cette qualification en s’inscrivant dans certaines UE optionnelles supplémentaires, une partie de leurs enseignements étant déjà inscrite dans le cursus de leur Licence.

Les étudiants extérieurs pourront également rejoindre la formation mais suivront l’intégralité du cursus.

Définition : Le DUHAA est une Formation en deux ans constituée de dix-sept UE complétées par un stage pratique. Cet enseignement permettra à l’étudiant qui le désire d’obtenir un Diplôme d’Université en vue d’une finalité professionnelle, dans le domaine de la valorisation du Patrimoine culturel et artistique, de sa conservation, et de sa valorisation.

Les étudiants déjà inscrits dans une filière universitaire (Licence Histoire ou autre) peuvent ainsi compléter avantageusement leur formation initiale, par des enseignements qui offrent une formation de base solide en Archéologie, Patrimoine et Histoire de l’Art, favorisant également les possibilités de diversification de la culture générale à même de permettre une réorientation professionnelle.

Les stages pratiques seront proposés (et suivis) dans des Musées de la région, des Centres culturels et des zones de fouilles archéologiques.

1ère année : Histoire de l’art ancien et Histoire de l’art moderne (XVe-XXe) – Initiation à l’Archéologie

Chaque module d’Histoire de l’art Ancien comme Moderne et Contemporain associe cours et méthodologie. Ils se déroulent le lundi à la Villa Alexandrine, dans la Salle de l’Europe.

Semestre 1 :  5 modules : 164 heures

Le choix des 2 UE Découverte – UE Découverte 1 et UE Découverte 2 – doit se faire en choisissant 2 périodes différentes entre Préhistoire, Ancienne, Médiévale et Moderne.

En outre, certains cours correspondent mieux à la Formation, et sont listés ci-dessous :

  • HPUHPR10 : UE découverte préhistoire, N. Naudinot, Découverte de la Préhistoire
  • HPUHAN11 : UE découverte histoire ancienne, L. Mercuri, Initiation à l’archéologie grecque
  • HPUHAN12 : UE découverte histoire ancienne, M.-J. Ouriachi, La société romaine antique ou l’étrangeté des anciens
  • HPUHME11 : UE découverte histoire médiévale, O. Acquier, L’enfer au Moyen Âge
  • HPUHME12 : UE découverte histoire médiévale, Codou, L’archéologie médiévale : histoire et méthodes
  • HPUHMO10 : UE découverte Histoire moderne, A. Brogini, L’Europe de la Renaissance (XVe-XVIe siècles)

HDHAA10 – Histoire de l’art ancien (6 ECTS) (I. Gillot, J-B. Pisano, S. Richard)

Cours : Art des temps anciens (XIIIe-XVIe)

3 questions :
L’invisible dans l’Art : Méthodes, techniques et perspectives de l’analyse scientifique, I. Gillot

Grâce à des exemples choisis depuis la préhistoire jusqu’à la période contemporaine, nous aborderons quelques techniques scientifiques permettant d’analyser les œuvres d’art et de percer leurs secrets : identification des matériaux, détermination de leur provenance, techniques de fabrication ou mécanismes de vieillissement. Ainsi nous découvrirons les outils et les méthodes d’examen, d’analyse et de datation (photographie, radiographie, analyse des éléments et des molécules, etc) qui concourent à la compréhension des oeuvres et la mise en oeuvre de conservation et de restauration adaptées.

Quelques notions de neurobiologie complèteront le cours.

Bibliographie
HOURS M., Les secrets des chefs-d’oeuvre, R. Laffont, DL Del Duca, Paris, 1964

CORDARO M. (sous la dir.), Mantegna, La chambre des époux. Gallimard/Electa, Paris, 1992.

ROUESSAC F., Analyse chimique : méthodes et techniques instrumentales modernes, Masson, Paris, 1994

Revue Techné n°16, Les objets d’art : de l’analyse à la conservation, 2002

Revue Techné n°4, La couleur et ses pigments, 1996.

Des Primitifs à la Renaissance (Flandres, Italie, Comté de Nice et Ligurie), J-B. Pisano

Au moment de l’essor économique des villes italiennes et flamandes s’ébauche en Italie un nouvel art de peindre élaboré sur l’humanisation de la figure. La multiplication des échanges entre ces deux pôles (exemple des tapisseries d’Arras) offre aussi aux artistes matière à rencontre et à échange. Il en découlera des mutations majeures dans les Arts plastiques de ces régions, qui toucheront plus tard celles de l’Europe occidentale, et dont le comté de Nice et la Ligurie du Ponant finissent par hériter en fin de période pour le développement d’un tardif “gothique international”.

Bibliographie
PANOFSKY E., Les Primitifs flamands, Hazan, 2003

DIDI-HUBERMAN G., Devant l’image. Question posée aux fins d’une histoire de l’art, Paris, éditions de Minuit, 1990.

DAMISCH H., Histoire et/ou théorie de l’art, Scolies, 1978.

DE PATOULS B., Les Primitifs flamands et leur temps, La Renaissance du livre, Patrimoine, 2007

LECLERC G-P., Retables des Primitifs niçois, Editions AMD, Cunéo, 2007

Bonsanti, Giorgio (dir.), La Basilica di San Francesco ad Assisi, Modena, Panini, 2002, 4 vols.

Luciani, Roberto (dir.), Santa Maria Maggiore e Roma, Roma, Palombi, 1996.

Monciatti, Alessio, L’arte nel Duecento, Torino, Einaudi, 2013.

Pietrangeli, Carlo, Santa Maria Maggiore a Roma, Firenze, Nardini, 1997 [1988]

Romanini, Angiola Maria, Roma anno 1300, Roma, L’Erma di Bretschneider, 1983.

Tiberia, Vitaliano, I mosaici del XIIº secolo e di Pietro Cavallini in Santa Maria in Trastevere : restauri e nuove ipotesi, Todi, Ediart, 1996

Tomei, Alessandro, Iacobus Torriti pictor. Una vicenda figurativa del tardo Duecento romano, Roma, Argos, 1990.

Wirth, Jean, L’image à l’époque gothique : 1140-1280, Paris, Cerf, 2008.

Wirth, Jean, L’image à la fin du Moyen Âge, Paris, Cerf, 2011.

Zanardi, Bruno, Giotto e Pietro Cavallini. La questione di Assisi e il cantiere medievale della pittura a fresco, Milano, Skira, 2002.

La peinture murale dans les lieux de culte des Alpes Méridionales (XIV° – XVI°s), S. Richard

Au Moyen Age, la peinture murale est un élément essentiel dans la décoration des églises. Depuis Vence jusqu’aux derniers contreforts alpins qui ouvrent sur la plaine padane, les mêmes artistes ont donné à ce territoire une unité de références et de mythes à coups de pinceaux. Au-delà des techniques, la peinture murale est un formidable vecteur qui permet de comprendre les structures sociales et mentales du Moyen Age. En peignant le décor sacré ou la vie des saints, les artistes représentent un monde avec ses aspirations, ses codes et ses structures propres.

Bibliographie
ROQUES M., Les Peintures murales du Sud-Est de la France, XIIIe au XVIe siècle, Paris, 1961.

RIGAUX D. (dir.), Une mémoire pour l’avenir. Peintures murales des régions alpines / Una memoria per l’avvenire. Pitture murali delle regioni alpine, Novare, Interlinea, 1997.

HDHAA11 – Histoire de l’art moderne et contemporain. (6 ECTS) (L. Mori, J-B. Pisano)

Cours : Art des temps modernes et contemporains (XIXe-XXe)

2 questions :
1°- Japonisme et Art Nouveau (J-B. Pisano)
Né en plein essor industriel, à la fin du XIXe, l’Art nouveau va s’intéresser à de nouvelles techniques, de nouveaux matériaux, de nouveaux modes de production plus proches de l’industrie, dans une recherche constante de la fonctionnalité. Représentatif d’un mouvement européen, il puise néanmoins largement aux sources d’un japonisme dont la découverte s’apprécie en rapport du renouveau de l’approche picturale occidentale.

Bibliographie
SEMBACH K-J., L’Art Nouveau : L’Utopie de la Réconciliation, Taschen, 2007, 223 p.

FROISSART-PEZONE R., L’art dans tout : les arts décoratifs en France et l’utopie d’un art nouveau, CNRS, Paris, 2004

ZUTTER J., LEPDOR C., Ernest Biéler 1863-1948 : du réalisme à l’Art nouveau, Catalogue, Skira Musée cantonal des Beaux-Arts, Seuil, 1999.

DAGEN P., HAMON F., Epoque contemporaine. XIXe XXe siècles, Paris, Flammarion, 1998.

LAMBOURNE, L., Japonisme : échanges culturels entre le Japon et l’Occident, Paris, Phaidon, 2006. 240 p.

INAGA S., « La réinterprétation de la perspective linéaire au Japon (1740-1830) et son retour en France (1860-1910 ) », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 1983, n° 49, p. 29-45.

Nabis : 1888-1900 : Pierre Bonnard, Maurice Denis, Henri-Gabriel Ibels…, Zurich, Kunsthaus, 28 mai-15 août 1993, Paris, Galeries nationales du Grand Palais, 21 septembre 1993-3 janvier 1994, Munich, Prestel ; Paris, Réunion des musées nationaux, 1993. 512 p. (Voir, PETRUCCHI-PETRI U., “Les Nabis et le japonisme”, p. 33-59.)

2° – L’Art Contemporain de 1960 à aujourd’hui (L. Mori)

3 thèmes :
La société de consommation : ralliement artistique (4h)

Les années soixante, baignées dans un contexte historique particulier, sont aujourd’hui considérées comme des années charnières entre modernité et avant-gardisme contemporain. Situé au cœur d’un développement d’une société de consommation dite de masse, le programme artistique de ces années là trouve son articulation essentielle dans le rapport entre le Nouveau Réalisme européen et le Pop Art anglais et plus particulièrement américain. Cette confrontation atteste d’une réalité historique et illustre de solides connivences entre ces deux mouvements. L’enjeu sera de comprendre l’effervescence artistique des années 1960 face à une société en plein essor et d’analyser les différents questionnements artistiques qui en découlent, par le biais d’exemples concrets.

La création d’une troisième voie entre figuration et abstraction (8h)

Dans une société et une mouvance artistique en constante mutation, nous étudierons l’évolution de la création artistique des années 1960, 1970 et 1980. Réflexions, points communs, similitudes et oppositions, les mouvements artistiques déferlent  et tentent de créer une « troisième voie » entre sphère de l’abstraction et retour à la figuration. Nous percevrons les différents mouvements européens et américains et aborderons les multiples questionnements tant sur la déconstruction du tableau et de la sculpture, que sur l’abandon d’une abstraction, la recherche des formes épurées, l’escamotage de la représentation et l’indissimulable volonté de traiter de la réalité.

La Côte d’Azur : art et territoire (8h)

« La Côte d’Azur est le grand atelier de l’art moderne» disait le grand historien de l’art André Chastel. À travers une chronologie précise, nous étudierons la scène artistique locale et les différentes phases qui attestent d’une « école de Nice », à travers des personnalités, des mouvances, des actions et des attitudes et l’influence de cette dernière sur les nouvelles générations.
Dans un second temps, Il conviendra de parcourir les différentes prémices, lieux, écoles et institutions qui composent l’effervescence culturelle de la Côte d’Azur et les répercussions de ces derniers sur la jeune création locale.
Ce cours permettra aux étudiants, en tant qu’acteur culturel de la région, d’évaluer et de prendre connaissance du patrimoine culturel qui les entoure et de son bouillonnement actuel.

Bibliographie
MILLET C, L’art contemporain en France, Édition Flammarion nouvelle édition, Paris, 1987, 1994.

MENEGUZZO M, L’art au XXème siècle, II. L’art contemporain, Édition Hazan, Paris, version française, 2007.

GAUVILLE H, L’art depuis 1945 groupes et mouvements, Édition Hazan, Paris, 1999.

FERRER M ; COLAS-ADLER MH, groupes, mouvements, tendances de l’art contemporain depuis 1945, École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris, École Nationale supérieure des Beaux-Arts, Paris, 1989, 1990, 2001.

LEMOINE S, L’art moderne et contemporain, Édition Larousse, Paris, 2007.

FRECHURET M., Les années 70 : l’art en cause, CAPC Musée d’art contemporain, Bordeaux ; Réunion des musées nationaux, Paris, 2002.

L’art contemporain et la Côte d’azur : un territoire pour l’expérimentation 1951 – 2011, éditions les presses du réel, 2011.

HPUH – Découverte 1 et 2 (6 ECTS chacune)

Au choix 1 UE dans la liste du Semestre 1 du Département d’Histoire, avec obligation de choisir deux périodes différentes entre Découverte 1 et Découverte 2

HPUHPR10 – UE découverte préhistoire, (6 ECTS), N. Naudinot

Découverte de la Préhistoire

La Préhistoire constitue la plus longue période de l’histoire de l’humanité. Elle reste cependant particulièrement méconnue, incomprise et caricaturée. Cet enseignement vise à donner aux étudiants un aperçu de ces sociétés aux systèmes techniques et culturels complexes.

Bibliographie :
VALENTIN B. Le Paléolithique, Paris, PUF (Que sais-je ?,  n° 3924), 2011.

BON F., Préhistoire : La fabrique de l’Homme, Le Seuil, Paris, 2009, 339p.

HPUHAN11 – UE découverte histoire ancienne, (6 ECTS), L. Mercuri

Initiation à l’archéologie grecque

Le cours vise à étudier les sociétés grecques du 1er millénaire avant J.-C. à travers leurs cultures matérielles. L’art et l’artisanat, les lieux de culte, les espaces de la cité grecque sont les principaux domaines abordés en lien étroit avec l’histoire grecque depuis les « siècles obscurs » jusqu’à la fin de l’époque hellénistique.

Bibliographie

ÉTIENNE R., MÜLLER C., PROST F., Archéologie de la Grèce antique, Paris, 2014 (3e éd.).

HOLZMANN B., PASQUIER A., Histoire de l’art antique : l’art grec, Paris (Manuels de l’École du Louvre), 1998.

PEDLEY J. G., Greek art and archaeology, Upper Saddle River (USA), 2012 (5e éd.) (1ère éd. 1993, trad. fr. Paris 1999).

HPUHAN12 – UE découverte histoire ancienne, (6 ECTS), M.-J. Ouriachi

La société romaine antique ou l’étrangeté des anciens

Cette UE découverte vise à montrer que la société romaine – qui nous paraît familière – en raison notamment des images véhiculées par le cinéma – et proche de la nôtre dans son fonctionnement – est en « réalité » d’une étrangeté radicale. Après une introduction consacrée à quelques exemples de réappropriations contemporaines – dans le domaine sportif, dans la publicité – qui contribuent à ce sentiment de proximité, nous étudierons la société romaine – de la fin de la République et du Haut-Empire – en mettant l’accent sur quelques thèmes : l’identité (dénomination, statut …), la structure familiale (le couple, le rapport aux enfants, le rapport aux ancêtres …), la question de l’image (de soi, des ancêtres, etc.) …

Bibliographie
VEYNE Paul, La société romaine, Seuil (Coll. Point Histoire), Paris, 2001

HPUHME11 – UE découverte histoire médiévale, (6 ECTS), O. Acquier

L’enfer au Moyen Âge

Le lieu chaotique et obscur qu’est l’enfer a fasciné les hommes au Moyen Âge, tant dans ses occupants démoniaques ou damnés que dans son organisation spatiale. Les représentations de ce monde, qu’elles soient sculptées, peintes ou encore enluminées, invitent son spectateur à expier ses fautes pour accéder au salut promis par l’Eglise. À travers des analyses iconographiques, il s’agira d’étudier l’imaginaire infernal ainsi que son développement au cours du Moyen Âge (XIIe-XVe siècle).

Bibliographie
BASCHET Jérôme, Les justices de l’au-delà. Les représentations de l’enfer en France et en Italie (XIIe-XVe siècle), Rome, Ecole Française de Rome, 2014 [réed.]

CASAGRANDE Carla, VECCHIO Silvana, Histoire des péchés capitaux au Moyen Âge, Paris, Aubier, 2003 [réed.]

HPUHME12 – UE découverte histoire médiévale, (6 ECTS), Y. Codou

L’archéologie médiévale : histoire et méthodes

L’archéologie médiévale par divers aspects est une archéologie spécifique en expansion aujourd’hui. Dans un premier temps, nous aborderons l’histoire de la mise en place et du développement de l’archéologie médiévale. Dans une seconde partie, nous traiterons des méthodes spécifiques à l’archéologie médiévale : archéologie du bâti, dialogue avec les sources écrites … Enfin une dernière partie nous conduira à parcourir les grands thèmes d’enquêtes développés par les archéologues médiévistes.

Bibliographie
BURNOUF J. : Archéologie médiévale en France : le second Moyen Age (XIIe-XVIe s.), Paris, 2008.

BURNOUF J. et al. : Manuel d’archéologie médiévale et moderne, Paris, 2009.

CATTEDDU I. : Archéologie médiévale en France : Le premier Moyen Age (Ve-XIe s.), Paris, 2009.

CODOU Y. : « Soixante ans d’archéologie médiévale en Provence », dans Provence historique, t. LXI, fasc. 245, 2011, p. 403-429 en ligne : http://ç.academia.edu/YannCodou.

HPUHMO10 – UE découverte Histoire moderne, (6 ECTS), A. Brogini

L’Europe de la Renaissance (XVe-XVIe siècles)

L’Europe de la Renaissance est l’époque où éclate la chrétienté du Moyen Age et émerge une nouvelle réalité politique et géopolitique, intellectuelle, religieuse et économique. L’UE ciblera donc les multiples bouleversements qui ont transformé l’Europe de la première modernité : changements géographiques (découverte du Nouveau Monde, première circumnavigation et élargissement définitif de l’horizon européen) ; transformations scientifiques et techniques (imprimerie, astronomie, mathématiques, militaires) ; mutations culturelles et artistiques (humanisme, Renaissance artistique) ; changements politiques (concept d’Etat, affrontements militaires)  et nouvelles interrogations religieuses (Réformes protestante et catholique).

Bibliographie
BRIOIST Pascal, La Renaissance, 1470-1570, Paris, 2003

DELUMEAU Jean, La Civilisation de la Renaissance, Paris, 1967.

DELUMEAU Jean, WANEGFFELENN Thierry, Naissance et affirmation de la Réforme, Nouvelle Clio, PUF, Paris, réed. 2003.

TALLON Alain, L’Europe au XVIe siècle. États et relations internationales, Paris, Puf, 2010

L’ensemble des UE Découverte est disponible dans le Livret d’information 2018/2019 – CYCLE LICENCE – Année de Licence 1

ET

HLHI324B – Histoire et archéologie régionale moderne et contemporaine. (6 ECTS) (V. Pietri)

Cours d’histoire moderne : Le rattachement de la Provence au royaume de France à la fin du XVe siècle conduit à une réorganisation politique majeure, bien que progressive. L’équilibre des pouvoirs est bouleversé au sein de la province qui négocie le respect de ses traditions, mais doit aussi participer au jeu monarchique. Les Provençaux sont ainsi entrainés dans les conflits extérieurs que mènent les Valois puis les Bourbon, comme marge frontière avec le monde italien et façade maritime ouverte sur la Méditerranée. Ils sont touchés par les conflits civils, en raison d’une forte présence protestante en Provence. Les élites provençales, tour à tours fidèles ou rebelles (Ligue, Fronde, Révolution), se transforment et marquent de leur empreinte les paysages urbains, l’habitat et les seigneuries. La vie des Provençaux s’inscrit plus particulièrement dans le cadre des communautés d’habitant (villes et villages) qui organisent et défendent les habitants au quotidien et jouent un véritable rôle politique, économique et social.

Bibliographie
BARATIER E., DUBY G. et HILDESHEIMER E., Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Armand Colin, 1969.

AGULHON M. et COULET N., Histoire de la Provence, Paris, PUF, coll. “Que sais-je?”, 1987 (réed. 2001).

BERTRAND R., La Provence des rois de France, 1481-1789, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, 2012.

Semestre 2 : 5 modules : 212 heures

Le choix des 4 UE Découverte – UE Découverte 1 et UE Découverte 2 – doit se faire en choisissant 2 périodes différentes entre Ancienne, Médiévale et Moderne.

En outre, certains cours correspondent mieux à la Formation, et sont listés ci-dessous :

HPUHAN21 : UE découverte histoire ancienne, (3 ECTS), R. González Villaescusa

Patrimoine(s) de l’Humanité. Des 7 merveilles du monde au Patrimoine de l’Unesco

HPUHME21 : UE découverte histoire médiévale, (3 ECTS), R. M. Dessi

Le Moyen Âge au cinéma

HPUHMO20 : UE découverte histoire moderne, (3 ECTS), Anthony Thiberguen

Le prince et les arts. France-Italie, 1450-1750

HPUHCO21 : UE découverte histoire contemporaine, (3 ECTS), T. Bechini

Culture, pouvoirs et société en Amérique latine au xxe siècle

HDHAA20 – Histoire de l’art ancien 2. (6 ECTS) (T. Pascual, S. Richard, J-B. Pisano)

Cours : Art des temps anciens (XVIe-XVIIIe)

3 questions :
L’Âge d’or de la peinture vénitienne : Titien, Tintoret, Véronèse, T. Pascual

Si Titien domine incontestablement la scène artistique vénitienne de la première moitié du XVIe siècle, il est de plus en plus concurrencé à partir des années 1550 par deux jeunes rivaux, Tintoret et Véronèse. Cet incroyable trio vénitien a nécessairement connu des rivalités, mais a surtout été à l’origine d’une émulation incomparable qui poussa chacun à se spécialiser et à se surpasser, d’autant plus que les structures politiques et sociales de la Sérénissime autorisaient la diversité artistique. A travers ces trois grands maîtres de la peinture, le cours mettra en lumière les grandes caractéristiques de l’esthétique vénitienne à son Âge d’or, les thématiques communes et les réponses variées apportées par les peintres de la lagune.

Bibliographie
BROWN Patricia Fortini, La Renaissance à Venise, Paris, Flammarion, coll. Tout l’art, 2008

CASSEGRAIN Guillaume, Tintoret, Paris, Hazan, 2010

HUMFREY Peter, Titien, Paris, Phaidon, 2008

HUMFREY Peter, La peinture de la Renaissance à Venise, Paris, Adam Biro, 1996

PIGNATTI Terisio et Valcanover Francesco, Tintoretto, Paris, Editions Cercle d’Art, 1985

ROSAND David, Peindre à Venise au XVIe siècle. Titien, Véronèse, Tintoret, Paris, Flammarion, 1997

STEER John, La Peinture vénitienne, Paris, Thames & Hudson, 1990

Cat. Exp., Le siècle du Titien. L’âge d’or de la peinture à Venise, (dir. LACLOTTE Michel), Paris, RMN, 1993

Cat. Exp., Titien, Tintoret, Véronèse… Rivalités à Venise, (dirs. HABERT Jean et DELIEUVIN Vincent) Paris, Coédition Hazan-Musée du Louvre, 2009

L’art baroque et la structuration de l’espace, S. Richard

La ville baroque est une image du pouvoir. Les rues et les places construisent un espace dynamique qui ouvre sur les monuments qui donnent à voir la puissance de la cité ou du souverain. Le monument est abordé comme point culminant de l’urbanisme. La ville converge vers le monument qui est lui-même conçu tel un espace organisé, aménagé, sublimé. Dans cette constitution de l’espace baroque, chaque élément a une charge symbolique dont le but est de rendre visible la gloire, la puissance ou l’autorité. Le monument baroque, en particulier le lieu de culte ou le palais, utilise l’effet de surprise ou d’éblouissement pour persuader le spectateur. Au cœur d’un ensemble vivant et organisé l’homme est intégré dans un espace où tous les arts se mêlent dans un même ensemble décoratif qui donne à voir un monde transfiguré.

Bibliographie
CARERI G. et FERRANTI F., Baroques, Paris, Citadelles & Mazenod, 2002.

DASSAS F., L’Illusion baroque : L’architecture entre 1600 et 1750, Gallimard, 1999.

El Greco, J-B. Pisano

Né en Crète, d’où son surnom, EL Greco fut d’abord un traditionnel peintre d’icônes. Passé par Venise, sa manière change. En 1576, le Greco s’installe en Espagne, où il tente de séduire Philippe II. Parmi quelques toiles gigantesques, L’Enterrement du comte d’Orgaz, démontre toutes ses qualités, avec en particulier sa manière de représenter les corps, étirés vers le ciel en une sorte d’apothéose picturale, qui pour beaucoup est la marque du Greco. Abandonnant le naturalisme pour mieux figurer un monde intérieur, quasi mystique il interprète dans ses oeuvres la grandeur et les misères, la force et le déclin de l’Espagne de son temps.

Bibliographie
CLOULAS A., El Greco, Fayard, Paris, 1993.

RUIZ GOMEZ L., El Greco, catalogue raisonné, Musée du Prado, 2007.

GERMAIN Y., Les couleurs dans l’Espagne du Siècle d’Or, PU Paris-Sorbonne, 2012

HDHAA21- Histoire de l’art moderne 2. (6 ECTS) (V. Thuin, J-B. Pisano).

Cours : Art des temps modernes (XIXe-XXe)

2 questions :
Urbanisme et architecture XIXe-XXe siècle : Villes rêvées, villes réalisées, V. Thuin

Après un rappel des expériences urbanistiques héritées des périodes historiques antérieures, ce cours abordera l’évolution de la croissance urbaine au XIXème s et dans la première moitié du XXème siècle. Il étudiera les formes de régulation et les modèles (règlements et plans…) en les confrontant avec la réalité du développement des villes. Le cours s’appuiera largement sur les exemples régionaux des villes de villégiature, sur l’exemple des villes industrielles et sur celui la croissance parisienne. Il intègrera une étude architecturale.

Bibliographie
RAGON M., Histoire de l’architecture et de l’urbanisme moderne, t. I : Idéologies et pionniers, 1800-1910. T. II : Naissance de la cité moderne 1900-1940 Ed. Casterman, coll. Point Essais, Paris, 1986.

TOULIER B. (dir.)., Architecture et urbanisme, villégiature des bords de mer, XVIII-XXème siècle, Ed.du Patrimoine, Paris, 2010, 399 p.

Le monde comme représentation, J-B. Pisano

Si l’histoire de la naissance du paysage renvoie à Hannibal Carrache à Nicolas Poussin et Claude Lorrain, la question de comprendre si l’art du paysage est seulement Art ou représentation de la nature est centrale au XIXe siècle quand la représentation du réel n’appartient plus seulement aux peintres mais aussi aux photographes

Le cours s’attache ainsi à comprendre comment les artistes illustrent en quelque sorte la problématique philosophique du monde comme représentation.

Qu’il s’agisse du courant de l’Hudson River School, le plus original de l’art américain de cette période, de la manière inimitable avec laquelle les artistes ambulants russes appréhendent les grands espaces, ou de la passion des impressionnistes pour le monde qui les entoure, la peinture va déployer tous ses artifices, jouant de mille effets pour suggérer par les effets de la perspective, de la couleur et du trait comme un équivalent à la sensation.

Bibliographie
PATIN S., L’impressionnisme et le paysage français, catalogue de l’exposition du Grand-Palais, RMN, 1985

PATIN S., L’impressionnisme et la peinture de plein air 1860-1914, Larousse, 1992

LHOTE A., Traité du paysage, Floury, Paris, 1946

HPUH – Découverte 1 et 2 (6 ECTS chacune)

HPUHAN21 – UE découverte histoire ancienne, (3 ECTS), R. González Villaescusa

Patrimoine(s) de l’Humanité. Des 7 merveilles du monde au Patrimoine de l’Unesco

Le cours Patrimoine(s) de l’Humanité cherche à initier les étudiants au concept de patrimoine culturel depuis sa naissance jusqu’à son évolution la plus récente. Les notions de passé, mémoire, tradition, beauté…, seront évoquées mais aussi les différentes classes de patrimoine, ainsi que le droit, les politiques de protection et de mise en valeur jusqu’aux enjeux actuels à caractère économique et de développement durable ainsi que la destruction patrimoniale dans les conflits armés internationaux.

Il s’agit de présenter, grâce aux exemples des sept merveilles du monde ancien et du patrimoine de l’Humanité de l’UNESCO (depuis 1972), la construction historique que représentent les concepts de beauté et de patrimoine. A l’heure actuelle les catégories du patrimoine évoluent vers des notions plus récentes, conséquence d’une sensibilisation des citoyens à des nouveaux concepts (paysages culturels, patrimoine génétique, patrimoine industriel, patrimoine immatériel…). Enfin, le cours abordera aussi la manière dont s’opère le passage entre cette « sensibilité patrimoniale » et la protection juridique effective (légale) des critères de conservation.

Bibliographie
CENTLIVRES P., Les Boudhas d’Afghanistan, Laussane, Favre, 2001.

COUTIN A., GOLVIN J.-C., Le Monde des Sept Merveilles, Solar, ‎ 2000.

GREFFE X., La valorisation économique du patrimoine, Paris, La Documentation française, 384, 2003.

HARTOG F., REVEL J., Les usages politiques du passé, Enquête, nº 1, Eds. de l’EHESS, 2001.

PAYOT J.-P., La guerre des ruines. Archéologie et géopolitique, Choiseul, Paris, 2010.

HPUHME21 – UE découverte histoire médiévale, (3 ECTS), R. M. Dessi

Le Moyen Âge au cinéma

Nous étudierons, à partir de quelques films et séquence de films, la manière dont le cinéma a représenté le Moyen Âge depuis les années 1930 jusqu’aujourd’hui.

Bibliographie
HPUHMO20 – UE découverte histoire moderne, (3 ECTS), A. Thiberguen

Le prince et les arts. France-Italie, 1450-1750
Le cours se propose de montrer les multiples relations du pouvoir politique sous toutes ses formes, laïc et ecclésiastique, seigneurial et monarchique, avec les artistes. Les parcours de ceux-ci et les formes très variées d’expression (portraits et images, objets de collection précieux, fêtes et divertissements, constructions et architecture) ont concouru à forger tout à la fois la notion moderne de la représentation du prince et l’idéal de la société de Cour, dans un jeu d’influences culturelles réciproques entre l’Italie et la France de 1450 à 1750.

Bibliographie
BALSAMO Jean, « Le prince et les arts en France au XVIe siècle », Seizième Siècle 7, 2011, pp. 307-322 (https://www.persee.fr/doc/xvi_1774-4466_2011_num_7_1_1033)

DESWARTE Sylvie, « Considérations sur l’artiste courtisan et le génie au XVIe siècle » in Jérôme de La Gorce, Françoise Levaillant et Alain Mérot (dir.), La Condition sociale de l’artiste XVIe-XXe siècle, Paris, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 1985, p.13-28, https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01120854/document

KOERING Jérémie, « Isabelle d’Este collectionneuse et commanditaire », Perspective. Revue de l’INHA: actualités de la recherche en histoire de l’art, Institut national d’histoire de l’art, n° 2, 2006, pp.319-324. https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01692914/document

ROUSSILLON Marine, « La visibilité du pouvoir dans Les Plaisirs de l’île enchantée : spectacle, textes et images » in Papers on French Seventeenth Century Literature, dossier Les stratégies de la représentation et les arts du pouvoir, 41 (80), 2014, pp.103-117, https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01288321/document

HPUHCO21 – UE découverte histoire contemporaine, (3 ECTS), T. Bechini

Culture, pouvoirs et société en Amérique latine au xxe siècle

Si coups d’État et révolutions rythment l’histoire de l’Amérique latine au xxe siècle, les sociétés latino-américaines connaissent, entre les festivités organisées en 1910 pour célébrer le centenaire des indépendances et le tournant libéral amorcé dans les années 1970, un double processus de construction de la nation et d’affirmation de l’État. Quelle place y occupent les dynamiques culturelles ? Quel rôle jouent artistes et intellectuels dans la définition des identités nationales ? Que dire de la construction symbolique de l’espace public et de ses appropriations multiples ? Enfin, quelles mutations affectent les échanges culturels entre vieux continent et nouveau monde au cours de la période considérée ?

Bibliographie
COMPAGNON O., « L’Euro-Amérique en question. Comment penser les échanges culturels entre l’Europe et l’Amérique latine », Nuevo Mundo Mundos Nuevos, mis en ligne le 3 février 2009,

URL :  http://journals.openedition.org/nuevomundo/54783

LEMPERIERE A., Intellectuels, État et société au Mexique. Les clercs de la nation (1910-1968), Paris, L’Harmattan, 1992

LEMPERIERE A., LOMNE G., MARTINEZ F., L’Amérique latine et les modèles européens, Paris, L’Harmattan, 1998

L’ensemble des UE Découverte est disponible dans le Livret d’information 2018/2019 – CYCLE LICENCE – Année de Licence 1

ET

GMEMA51 – Initiation à l’art, au patrimoine et à la culture (6 ECTS) (J. B. Pisano)

Ruptures et peintures
D’une génération à l’autre, de celle des Nabis à celle des cubistes tous sont redevables de “l’esprit Lautrec”. Par sa maîtrise du dessin en particulier, qui semble curieusement fondée sur l’économie des moyens, et sur ce subtil équilibre entre audace et mesure. Avec Bonnard, influencé par le Japonisme, on peut envisager, à l’aune de leurs œuvres, les prémices des ruptures à venir. La vision occidentale se transforme peu à peu, d’autant plus que la fin du siècle est également marquée par l’essor de la photographie : la représentation du réel n’appartient plus seulement aux peintres mais aux photographes. Ainsi, « la plastique donne(ra) l’émotion le plus directement possible et par les moyens les plus simples », car désormais forme et couleur se trouvent intimement mêlés dans une complémentarité que l’œuvre de Cézanne aura permis de révéler.

Bibliographie
CACHIN Francoise, L’art du XIXe siècle. 1850-1905 Citadelles & Mazenod

DAGEN P., HAMON F., Histoire de l’Art, Epoque contemporaine. XIXe XXe siècles, Paris, Flammarion, 1998.

ELLRIDGE A., Gauguin et les Nabis, Terrail, 2001

CLAIR J., Bonnard. Screpel H, Paris, 1985

FRECHES C., Toulouse Lautrec : Les lumières de la nuit, Découvertes Gallimard, Paris, 2006

SCHIFF R., Cézanne et la fin de l’impressionnisme : étude sur la théorie, la technique et l’évaluation, Paris, Flammarion, 1995.

2ème année : Art du Moyen-Age et des temps modernes – Archéologie des temps préhistoriques, antiques et médiévaux

Semestre 3 : 3 ou 4 modules : 180 ou 198 heures

HDHAA50 – Sources, Patrimoine et Archéologie – Fondamentale 1 (20 ECTS)

HLHI531B – Etudes des sources et du patrimoine ancien (5 ECTS)

(R. González Villaescusa, J. Vanschoonwinkel)

Monde Grec : La Grèce du début du 1er millénaire à la fin du ve siècle av. J.-C.

(J. Vanschoonwinkel)

Le cour dégage les grandes tendances de l’art grec depuis son émergence après la disparition de la civilisation mycénienne jusqu’à son plein épanouissement dans le classicisme du Ve siècle.

Bibliographie
ARIAS P. E. et HIMER M., Le vase grec, Paris, 1963.

BERVE H., GRUBEN G. et HIRMER M.,: Temples et sanctuaires grecs, Paris, 1965.

BOARDMAN J., L’art grec (L’Univers de l’Art), Paris, 1989.

— La sculpture grecque archaïque (L’univers de l’art, 41), Paris, 1994.

— La sculpture grecque classique (L’univers de l’art, 46), Paris, 1995.

— Les Grecs outre-mer. Colonisation et commerce archaïques, Naples, 1995.

— Aux origines de la peinture sur vase en Grèce (L’univers de l’art, 79), Paris, 1999.

— Les vases athéniens à figures noires (L’univers de l’art, 57), Paris, 1996.

— Les vases athéniens à figures rouges. La période archaïque (L’univers de l’art, 63), Paris, 1996.

— Les vases athéniens à figures rouges. La période classique (L’univers de l’art, 85), Paris, 2000.

GINOUVES R., L’art grec (Les neuf Muses), Paris, 1964; réimpr. ultérieure.

HELLMAN M. C., L’architecture grecque (Références), Paris, 1998.

— L’architecture grecque, 1. Les principes de la construction (Les manuels d’art et d’archéologie antiques), Paris, 2002.

— L’architecture grecque, 2. Architecture religieuse et funéraire (Les manuels d’art et d’archéologie antiques), Paris, 2006.

MARTIN R., L’art grec (La Pochothèque), Paris, 1994.

PAPAIOANNOU K et ALII., L’art grec, Paris, 1972; 2e éd. 1993.

ROLLEY C. L., La sculpture grecque, 1. Des origines au milieu du Ve siècle (Les manuels d’art et d’archéologie antiques), Paris, 1994.

— La sculpture grecque, 2. La période classique (Les manuels d’art et d’archéo­logie antiques), Paris, 1999.

Monde Romain : Les villes de Narbonnaise et les provinces alpines

(R. González Villaescusa)

Les villes de ces deux provinces, envisagées du point de vue de leurs vestiges et de leurs positions dans le réseau des villes du midi de la Gaule, seront le fil conducteur de ce cours. La ville comme objet de romanisation et socialisation, les fonctions urbaines, la consommation, l’artisanat et la production urbaine.

Bibliographie
FEVRIER PA., La Provence des origines à l’an mil, Éd. « Ouest-France », Rennes, 1989.

GOUDINEAU C., « Les villes de la paix romaine », in DUBY G. (dir), Histoire de la France urbaine, t. I, Seuil, Paris, 1980.

GROS P., La Gaule Narbonnaise – De la conquête romaine au IIIe siècle apr. J.-C., Éditions Picard, Paris, 2008.

HLHI532B – Etudes des sources et du patrimoine médiéval (5 ECTS)

(M. Lauwers, F. Lelandais)

 Cours 1 : Histoire de l’Église et de son inscription spatiale dans l’Occident médiéval (M. Lauwers)

Des recherches récentes et convergentes font de l’Église, seule institution coextensive à l’histoire de l’Europe entre le ve et le xiiie siècle, qui occupait ou contrôlait de larges portions du pouvoir et concentrait le savoir, les principes normatifs et une part considérable de la richesse, la principale instance de reproduction et de transformation de la société au cours du Moyen Âge.

Le cours portera sur différents aspects de l’inscription de l’Église au cœur de la société. En référence aux catégories utilisées par les clercs des 12e et 13e siècles, selon lesquels l’Ecclesia résidait dans des « personnes » (in personis), des « lieux » (in locis) et des « choses » ou des « biens » (in rebus), on s’intéressera tout d’abord à la manière dont les clercs ont structuré la société en pensant de manière inédite et en organisant les relations entre les « personnes » (1) ; on observera ensuite et surtout la façon dont l’Église s’est ancrée en des « lieux » spécifiques, hautement valorisés, qui ont polarisé l’espace (2) ; on s’attachera enfin à la manière dont ces lieux ont été dotés d’un patrimoine et d’« ornements », ainsi que, de manière générale, au rôle des clercs dans la circulation et la redistribution des « biens » au sein de la société (3).

Bibliographie

GUERREAU A., L’avenir d’un passé incertain. Quelle histoire du Moyen Âge au xxie siècle ?, Paris, Le Seuil, 2001.

IOGNA-PRAT D., La Maison-Dieu. Une histoire monumentale du christianisme au Moyen Âge, Paris, Le Seuil, 2006.

KRAUTHEIMER R., Introduction à une iconographie de l’architecture médiévale [1942], trad. franç., Paris, Gérard Monfort éditeur, 1993.

LAUWERS M., Naissance du cimetière. Lieux sacrés et terre des morts dans l’Occident médiéval, Paris, Aubier, 2005.

MAZEL F. l., Féodalités, 888-1180, Paris, Belin, 2010.

Cours 2 : Monastères et cadre de vie monastique de l’Antiquité tardive au XIIIe siècle (F. Lelandais) Ce cours s’attachera à mettre en relation les sources écrites et les sources archéologiques (fouilles et archéologie du bâti) en analysant les permanences et les évolutions du cadre de vie monastique de l’Antiquité tardive au XIIIe siècle.

HLHI542B – Approches et outil d’analyse en archéologie antique (5 ECTS)

(L. Mercuri)

Cours archéologie antique : Traitement des artefacts en archéologie grecque et apports aux études historiques.

Bibliographie
DEMOULE J.-P., GILIGNY F., LEHOERFF A., SCHNAPP A., Guide des méthodes de l’archéologie, Paris, La Découverte, 2009 (2e éd.), p. 113-141, 259-297.

GALLAY A., L’archéologie demain, Paris, 1986 (partic. chap. 4, De la vie aux vestiges, p. 126-160).

GRAS M., Donner du sens à l’objet. Archéologie, technologie culturelle et anthropologie, dans Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, mai-juin 2000, p. 601-614.

HLHI543B – Approches et outil d’analyse en archéologie médiévale (5 ECTS) (M. Dupuis)

Cours archéologie médiévale : L’approche des méthodes de l’archéologie médiévale, archéologie du sous-sol et archéologie du bâti, mise en relation avec les sources écrites et l’iconographie, est abordée à travers des thèmes illustratifs, le château, l’archéologie funéraire …, le mobilier et la vie matérielle.

Et enseignements obligatoires

HLHI327C – Civilisation des villes de la Renaissance italienne (4 ECTS).
(S. Richard, J-B. Pisano)

2 questions :

Florence, du politique au culturel (J-B. Pisano)

L’histoire culturelle et politique de Florence se complète par l’étude de la production artistique (architecture, peinture et sculpture), de ces génies universels dont la période semble, en Italie, avoir fait son ordinaire, afin de définir les éléments caractéristiques de la civilisation de cette époque.
Ainsi on évoquera, à travers l’ascension des Médicis, les institutions de la ville (le passage d’une république à un duché), leur figure de mécènes et de promoteurs des arts toscans et enfin leur emprise sur la ville à travers les lieux de pouvoir (Seigneurie, Pitti, offices).
Dans le même temps on s’attachera à une autre histoire de l’identité de l’art et de la ville, dans laquelle les arts permettent d’appréhender la dimension spatiale et temporelle de l’espace urbain. Se donne ainsi matière à appréhender un exemple de la révolution culturelle majeure de l’Occident moderne.

Bibliographie
DELUMEAU J., La civilisation de la Renaissance, Paris, Arthaud, 1993.

CROUZET PAVAN E., Renaissances italiennes (1380-1500), Paris, Albin Michel, 2007

BURCKHARD J., La civilisation de la Renaissance en Italie, tome 1, Poche, Coll. Biblio Essais, 1986

BURKE P., La Renaissance en Italie : art, culture, société, Paris, Hazan, 1991.

JESTAZ A., La Renaissance de l’architecture, Paris, Gallimard, coll. Découvertes Gallimard, 1995

ARGAN G. C., L’Histoire de l’art et de la ville, Ed de la Passion

BOUTIER J., LANDI S., ROUCHON O., dir., Florence et la Toscane (XIV-XIXe siècles). Les dynamiques d’un Etat italien, Rennes, PUR, 2004.

BRUCKER G. A., Florence. Six siècles de splendeur et de gloire, Paris, La Martinière, 1993.

CHASTEL A., Art et humanisme à Florence au temps de Laurent le Magnifique, Paris, Flammarion, 1961.

ARGAN G. C. et WITTKOWER R., Perspective et Histoire au Quattrocento, Paris, Les Editions de la Passion, 1990.

BAXANDALL M., L’oeil du Quattrocento. L’usage de la peinture dans l’Italie de la Renaissance, Paris, Gallimard, 1985.

MILLON H., MAGNAGO LAMPUGNANI V. (dir.), Architecture de la Renaissance italienne. De Brunelleschi à Michel-Ange. Exposition, Venise, Palazzo Grassi, 1994, Paris, Flammarion, 1995

Rome  à la Renaissance : mutations culturelles et politiques de Pie II à Paul III (S. Richard).

Après le retour d’Avignon une nouvelle période s’ouvre pour la papauté. Malgré les crises et les contestations, les papes s’attèlent à une vaste entreprise de re-fondation romaine qu’accompagnent les profondes mutations de la société.

Bibliographie
PIETRI Charles, PIETRI Luce, VAUCHEZ André, VENARD Marc (dir.), Histoire du christianisme, tome 7 : De la réforme à la réformation, 1450-1530, Desclée, 1995.

TOMAN Rolf (dir.), L’art de la Renaissance italienne, HF Ullmann Editions, 2015.

HILAIRE Yves-Marie (dir.), Histoire de la papauté : 2000 ans de missions et de tribulations, Paris, Seuil, 2003.

HLHI521C – Perfectionnement en archéologie (4 ECTS) (R. González Villaescusa, M-J. Ouriachi)

Les disciplines de l’espace géographique : L’archéogéographie. (R. Gonzalez).

Le renouvellement de l’intérêt pour l’étude géographique et ses objets : la terre ou écoumène, les milieux géographiques, les espaces, les dynamiques des morphologies agraires et urbaines conduisent à l’émergence de nouvelles disciplines qui mettent l’espace géographique au cœur de leurs problématiques. Un survol de ces disciplines permettra à l’étudiant d’avoir une base des outils conceptuels et méthodologiques pour aborder l’espace des sociétés du passé.

Bibliographie
LEBEAU R., Les grands types de structures agraires dans le monde, 5e éd., Masson, Paris, 1995 (1ère éd. 1969).

COSTA L., ROBERT.S, Guide de lecture des cartes anciennes, Errance, Paris, 2008.

MEYNIER A., Les paysages agraires, Amand Colin, Paris, 1970.

CHOUQUER G., FAVORY F., Les Paysages de l’Antiquité. Terres et cadastres de l’occident romain, Errance, Paris, 1991.

Objets et méthodes de l’archéologie spatiale : étude des systèmes de peuplement et des dynamiques territoriales (M.-J. Ouriachi).

L’objectif de cette partie du cours est de présenter les recherches portant sur la structure et l’évolution des systèmes de peuplement antiques. Après avoir rappelé les différentes techniques d’acquisition des données archéologiques mobilisées dans le cadre de l’archéologie spatiale (notamment prospections aérienne et pédestre), nous évoqueront les principales méthodes statistiques et spatiales permettant le traitement de ces données (approche quantitatives, élaboration de typologies, modélisation des réseaux d’établissements…).

Bibliographie
ARCHAEOMEDES, Des oppida aux métropoles, Archéologues et géographes en vallée du Rhône. Paris : Anthropos, coll. « Villes », 1998.

  1. FAVORY et al., « Intégration de concepts de géographie et d’archéologie spatiale pour l’étude des systèmes de peuplement », L’Espace géographique, 2012/4 Tome 41, p. 295-309.
  2. GARMY (2012), Villes, réseaux et systèmes de villes. Contribution de l’archéologie. Paris : Éditions Errance, coll. « Les Hespérides », 2012.
  3. NUNINGER et L. SANDERS (dir.). « La modélisation des réseaux d’habitat en archéologie : trois expériences ». Mappemonde, no 83, 2006.

http://mappemonde.mgm.fr/num11/articles/art06302.html

  1. RODIER (dir.), Information spatiale et archéologie, Editions Errance, coll. « Archéologiques », 2011.

Semestre 4 : 3 modules + stage : 168 ou 186 heures

HDHAA61 – 1 UE aux choix :

HLHI64 – Histoire et politique de l’archéologie et du patrimoine (8 ECTS) (L. Mercuri, M. Dupuis)

HLHI641 – Histoire et politiques de l’archéologie et du patrimoine ancienne (4 ECTS)

Cours : Histoire de l’archéologie de l’Antiquité. (L. Mercuri)

Étude des structures de l’archéologie et mise en perspective de la naissance et du développement de l’archéologie scientifique.

Bibliographie
DJINDJIAN F., Manuel d’archéologie, Paris, A. Colin, 2011 (1ère partie, chap. 1-4).

GRAN-AYMERICH È., Naissance de l’archéologie moderne 1798-1945, Paris, 1998.

JOCKEY P., L’archéologie, Paris, 1999 (chapitres 1 à 9).

Archéologies. 20 ans de recherche dans le monde, Coédition erc – Maisonneuve & Larose, Paris 2004.

Des laboratoires à l’étranger, n° 5 de La revue pour l’histoire du CNRS, novembre 2001.

GRAN-AYMERICH E., Naissance de l’archéologie moderne 1798-1945, Paris, CNRS éditions, 1998.

SCHNAPP A., La conquête du passé. Aux origines de l’archéologie, Paris, Ed ; de Poche,1998.

HLHI642 – Histoire et politiques de l’archéologie et du patrimoine médiévale (4 ECTS)

Cours : Archéologie et patrimoine (M. Dupuis).

Ce cours permettra d’aborder de manière générale la notion de patrimoine et sa construction, puis les acteurs du patrimoine et la législation actuelle. Elle sera accompagnée de rencontre avec des professionnels du patrimoine et de l’archéologie.

Bibliographie
CHOAY F., L’allégorie du patrimoine, éd. du Seuil, 1996.

JEUDY HP., La machinerie patrimoniale, éd. Sens et Tonka, 2001.

RIEGL A., Le culte moderne des monuments, son essence et sa genèse, réédition Seuil, 1984.

SCHNAPP A., La conquête du passé : aux origines de l’archéologie, Paris, Carré, 1993.

SIRE MA., La France du Patrimoine, les choix de la mémoire, éd. Découvertes Gallimard, 1996.

Ou

HLHI44 – Archéologie et aire culturelle (8 ECTS) (S. Bonnardin, L. Mercuri, R. Gonzalez Villaescusa)

HLHI441 – Archéologie et aires culturelles de la Préhistoire (4 ECTS) (S. Bonnardin)

L’enseignement portera sur l’histoire des premières communautés paysannes de l’Occident depuis les prémices du Néolithique (XIe millénaire av. J.-C. au Proche-Orient) jusqu’à l’émergence des sociétés complexes de l’Âge du Bronze (fin du IIIe millénaire av. J.-C. en Europe occidentale).

Bibliographie
CAUWE N., DOLUKHANOV P., KOZLOWSKY J., VAN BERG PL (2007)., Le Néolithique en Europe. Paris, Éd. A. Colin (Collection U, Histoire).

AURENCHE O., KOZLOWSKI SK (1999)., La naissance du Néolithique au Proche-Orient. Paris, Éd. Errance.

GUILAINE J., dir. (2000), Premiers paysans du monde. Naissance des agricultures. Séminaire du Collège de France, Paris, Éd. Errance.

GUILAINE J., (2003), De la vague à la tombe. La conquête néolithique de la Méditerranée (8000-2000 avant J-C). Paris, Ed. du Seuil.

LICHARDUS J., LICHARDUS-ITTEN M., BAILLOUD G., CAUVIN J., (1985), La Protohistoire de l’Europe, le Néolithique et le Chalcolithique. Paris, Éd. PUF (collection Nouvelle Clio).

MAZURIE DE KEROUALIN K., (2003), Genèse et diffusion de l’agriculture en Europe. Paris, Éd. Errance.

HLHI442 – Archéologie et aires culturelles de l’Antiquité (4 ECTS) (L. Mercuri, R. Gonzalez Villaescusa)

2 questions :

Habitats et urbanismes dans le monde grec du 1er millénaire av. J.-C. (L. Mercuri)

Bibliographie
LUCE J.-M. (éd.), Habitat et urbanisme dans le monde grec de la fin des palais mycéniens à la prise de Milet (494 av. J.-C.), Revue Pallas 58, 2002.

HELLMANN M.CHR., L’architecture grecque, Paris, Livre de Poche, 2007.

HELLMANN M.CHR., L’architecture grecque, Vol. 3. Habitat, urbanisme et fortifications (Les manuels d’art et d’archéologie antiques), Paris, Ed de Boccard, 2010.

Cours 2 (6 séances) : (R. Gonzalez Villaescusa)

Et Enseignements obligatoires

HLHI63 – Architecture, patrimoine et iconographie religieuse (12 ECTS)

HLHI631 – Architecture, patrimoine et iconographies religieuses médiévales (6 ECTS) (R.M. Dessi et M. Lauwers)

Dire que nous sommes entrés dans une « civilisation des images » est un lieu commun. L’extraordinaire développement des technologies de l’image et de la communication incite l’historien à s’intéresser de plus près aux fonctions, au statut et aux usages des images dans les sociétés qui nous ont précédés. Les questions de la création des images, de leur support, de la relation entre l’œuvre et le spectateur, qui sont les nôtres aujourd’hui, se posent en effet aussi pour le passé. Le cours porte sur le rôle et la fonction des images dans l’Occident médiéval : dès l’Antiquité tardive, des programmes iconographiques complexes ont été mis au point, puis développés dans les grands ensembles monastiques et, au moment de la réforme grégorienne, dans les églises cathédrales, voire paroissiales, dans le contexte des luttes entre l’église et l’Empire. On s’intéressera enfin à la manière dont ces formes de propagande ont été réinvesties par les pouvoirs civils, en particulier dans l’Italie urbaine du XIIe au XVe siècle, pour donner naissance à de nouveaux types d’images “politiques”.

Bibliographie
BASCHET J., L’iconographie médiévale, Paris, 2008.

HLHI632 – Architecture, patrimoine et iconographies religieuses moderne (6 ECTS) (J-B. Pisano)

La notion spécifique de l’art, et particulièrement de l’art sacré, est relativement neuve en Occident. Elle n’apparaît qu’à la fin du Moyen-âge et surtout dans la seconde moitié du XVIe siècle après le Concile de Trente.
Avant cette période, le problème de l’image était celui de sa ressemblance avec le divin – l’Occident balançant entre l’interdiction de toute représentation de Dieu ou, à partir de Saint Augustin, le développement d’un art qui serait confondu avec la nature même du Christ. Au cours de cette histoire tumultueuse, l’art, la philosophie et la théologie s’entrecroisent. Et peu à peu s’affirment la visibilité de Dieu, l’exaltation du contemplateur, et la souveraineté de l’artiste – le triomphe du visible, si proche de notre modernité. Quand avec Hegel s’impose le concept de Philosophie de l’Histoire, on parle alors d’une Histoire de l’Art. Se pose ainsi l’interrogation de la fin de l’Histoire de l’Art qui emporte question de savoir si l’Art moderne a quelque chose à voir avec le sacré en tant que tel, c’est-à-dire avec un point qui serait hors temps, hors du déroulement de l’histoire. Insensiblement on passe d’une appréhension du religieux à celle du spirituel dés le XIXe où la foi dans la beauté remplace la beauté au service de la foi.

Bibliographie
BASCHET J., L’iconographie médiévale, Paris, 2008
MERCIER Georges., L’art abstrait dans l’art sacré. La tendance non-figurative dans l’Art sacré, De Boccard, 1964
DIDI-HUBERMAN G., Devant le temps, Histoire de l’Art et anachronisme des images, Ed de Minuit, 2000

DIDI-HUBERMAN G., FRAN Angelico, Dissemblance et figuration, Flammarion, 1990
ALPHAND M., LAFOND G., Noli me tangere, L’apparition à Marie-Madeleine, Desclee de Brouwer, 2001
RENE G., Le symbolisme dans l’Art religieux. Architecture, couleurs, costume, peinture, naissance de l’allégorie, Mercure de France, 1943

TODOROV T., Théories du symbole, Point Seuil Essai

JAEGER G., Les incontournables de l’Art religieux, 1999, 3 tomes

BOESPFLUG F., Dieu et ses images. Une histoire de l’éternel dans l’Art, Bayard, 2009

HLHI621B – Archéologie grecque et proche orientale. (4 ECTS) (J. Vanschoonwinkel)

2 questions :

1ère question : Les Grecs à l’âge de bronze. Le cours relatif à la première question fait le point sur les témoignages archéologiques, et dans une moindre mesure linguistique, qui permettent de cerner l’installation des populations hellénophones dans le sud de la péninsule balkanique.

Bibliographie
DICKINSON O., The aegean bronze age (Cambridge World Archaeology), Cambridge, CUP, 1994.

OZANNE I., Les Mycéniens. Pillards, paysans et poètes, Paris 1990.

PLATON N., La civilisation égéenne, 2. Le bronze récent et la civilisation mycénienne (L’évolution de l’humanité), Paris, Albin Michel,1981.

POURSAT JC., La Grèce préclassique, des origines à la fin du VIe siècle (Nouvelle histoire de l’Antiquité), Paris, 1995.

TREUIL R., DARCQUE P., POURSAT JC et TOUCHAIS G., Les civilisations égéennes du Néolithique et de l’Age de Bronze, Nouvelle Clio 1 ter, Paris, PUF, 1989.

2ème question : Introduction à l’histoire et aux civilisations du Proche-Orient antique.

Le cours portant sur la deuxième question brosse une synthèse de l’histoire des principaux États qui se sont succédé pendant plusieurs millénaires au Proche-Orient, en particulier en Mésopotamie, et des civilisations qui s’y sont développées.

Bibliographie
BORDREUIL., BRIQUEL-CHATONNET F., et MICHEL C (dir.)., Les débuts de l’histoire. Le Proche-Orient, de l’invention de l’écriture à la naissance du monothéisme, Paris, 2008.

HUOT JL., Une archéologie des peuples du Proche-Orient, 2 vol., Paris, 2004.

MARGUERON JC et PFIRSCH L., Le Proche-Orient et l’Egypte antiques, Paris, 1996.

ROUX G., La Mésopotamie, Paris, Points-Seuil Histoire, 1995.

GRIMAL N., Histoire de l’Egypte ancienne, Paris, 1988

HDHAA62 – Stage pratique spécialisé OBLIGATOIRE POUR L’OBTENTION du diplôme D.U. HAA (6 ECTS)

Deux options : Spécialisation selon choix A ou B.

HDHAA62A – Archéologie stage pratique (antique ou médiévale) : module de spécialisation (50h) + stage pratique sur le terrain.

HDHHAA62B – Histoire de l’art stage spécialisé : stage de 4 semaines en musée (ou centre culturel)

Enseignant coordonnateur J-B. Pisano Enseignants : O. Acquier, S. Bonnardin, A. Brogini, F. Lelandais, L. Mori, R-M. Dessi-Lauwers, I. Gillot, L. Mercuri, M-J. Ouriachi, V. Pietri, V. Thuin, G. Butaud, Y. Codou, M. Dupuis, R. González Villaescusa, P. Jansen, M. Lauwers, T. Pascual, J-B. Pisano, S. Richard, J. . Vanschoonwinkel.

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